Pathologies Respiratoires

Les maladies respiratoires chez les chevaux sont très courantes et ont diverses causes. Les maladies respiratoires infectieuses causées par des infections bactériennes et virales, qui surviennent chez les chevaux de tous âges et sont particulièrement courantes chez les jeunes chevaux, en particulier ceux qui sont gardés en troupeaux.

Les maladies respiratoires non infectieuses équines les plus courantes et qui sont la maladie inflammatoire des voies respiratoires et l'obstruction récurrente des voies respiratoires. Dans les deux cas, elles provoquent une maladie chronique (à long terme) avec une toux et une réticence à l'exercice ou une capacité réduite, généralement avec un écoulement nasal. La maladie inflammatoire des voies respiratoires survient principalement chez les chevaux plus jeunes jusqu'à environ six ans, tandis que l'obstruction récurrente des voies respiratoires survient principalement chez les chevaux plus âgés et provoque également des modifications de la fonction pulmonaire qui se manifestent par des changements de la fréquence respiratoire et de l'effort.

Les deux maladies sont des maladies allergiques, les voies respiratoires inférieures du cheval réagissant aux allergènes dans l'air stable, en particulier les moisissures, les champignons et autres matières organiques allergènes. La maladie inflammatoire des voies respiratoires peut parfois se compliquer par une infection bactérienne, mais cela est rare en cas d'obstruction récurrente des voies respiratoires. L'inhalation de l'allergène déclenche une inflammation des voies respiratoires, qui deviennent irritées et se resserrent. Il y a alors une accumulation de cellules inflammatoires et une augmentation de la production de mucus.

La majorité des jeunes chevaux qui développent une maladie inflammatoire des voies respiratoires trouvent une issue bénéfique, mais l'obstruction récurrente des voies respiratoires a tendance à être une maladie persistante, ce qui signifie que des changements permanents de l'environnement sont nécessaires pour gérer la maladie. Les chevaux atteints d'une maladie respiratoire non infectieuse, par exemple une obstruction récurrente des voies respiratoires, présentent souvent les signes cliniques suivants : (en plus de la toux, des écoulements nasaux et de la réticence au travail) Une augmentation du rythme respiratoire à l'exercice, un temps de récupération trop longs après l'exercice, une augmentation du rythme respiratoire au repos et une augmentation de l'effort respiratoire au repos.

Les maladies respiratoires équines infectieuses ont tendance à provoquer des signes cliniques similaires aux premiers stades, ce qui signifie que la différenciation de problèmes spécifiques peut être initialement difficile sur la seule base d'un examen clinique et que des tests de laboratoire sont souvent nécessaires pour établir un diagnostic. La différenciation sur des bases cliniques peut même être difficile dans les derniers stades de la maladie.

En d'autres termes, si un cheval tousse, il souffre d'une maladie respiratoire mais une proportion importante de chevaux atteints d'une maladie respiratoire ne tousse pas ou ne tousse qu'occasionnellement. Les chevaux présentant des causes infectieuses de maladies respiratoires peuvent également présenter de la fièvre (température rectale supérieure à 38,5 ° C), être déprimé, avoir une perte d'appétit ou refuser de manger, une augmentation de la taille des ganglions lymphatiques autour de la tête, en particulier entre les mandibules et au niveau de la gorge.

Toutefois, il faut tout d’abord appeler son vétérinaire avant que les symptômes n’empirent et afin qu’il différencie ce problème d’une infection du système respiratoire par des bactéries, virus ou encore parasites.

Pour être efficace, il faut un changement radical de son environnement et de son alimentation :

  1. Sortir le cheval en prairie le plus souvent ou en permanence,
  2. Changer la litière si celui-ci est sur paille et bien entendu ceux à proximité du box,
  3. Sinon isoler le cheval dans un box bien ventilé voir stabulation,
  4. Sortir le cheval lors du curage,
  5. Changer l’alimentation notamment si le foin est poussiéreux et de mauvaise qualité, (le mouiller ne change rien) le poser par terre ou alors passer sur l’enrubanné (LEADER SPIRIT) ou le cube de fourrage (WAFER EXTRA LIGHT),
  6. Apporter un complément alimentaire (PULMOFLEX) pour lutter contre les effets nocifs des radicaux libres et prévenir des infections, des agressions extérieures (coups de froid, humidité, microbismes communs)
  7. Un traitement médical devrait être donné par votre vétérinaire si nécessaire.