La diarrhée est une pathologie fréquente chez le cheval et le poulain mais souvent sous-estimée par le propriétaire. Elle peut être indulgente (crottins mous) à alarmante (affluence de crottins liquide…) et conduire à une déshydratation sévère allié à un traumatisme (état de choc). Les motifs sont variés et il est peu aisé d’obtenir un diagnostic infaillible. Respectivement on classe les diarrhées aiguës, les diarrhées chroniques.

Chronologiquement, on trouve l’œsophage, l’estomac, duodénum, jéjunum et iléon (intestin grêle) et caecum, côlon ascendant et côlon descendant (gros intestin). Le gros intestin représente ± 60% du volume intestinal. C’est dans cette partie du tube digestif qu’il valorise les substances végétales. Il est primordial qu’un apport fourrager soit conséquent pour un fonctionnement optimal de la fonction digestive et d’une production salivogène suffisante pour permettre un bon motricié peristaltique. La fonction première de l’intestin est d’absorber les nutriments et l’eau des aliments. En cas de problème de fonctionnement (diarrhée)

L’absorption de l’eau ne se fait pas et elle est directement éliminée par le rectum. Cette conséquence entraine une déshydratation du cheval avec perte des nutriments et protéines.

Les symptômes observés sont sensiblement identiques :

1)     Crottins mous à liquides avec une déshydratation,  

2)     Une température ± élevée,

3)     Une perte d’appétit,

4)     Un état anxieu,

5)     Des douleurs abdominales traduite par une éventuelle colique,

6)     Une perte d’état corporel qui peut finalement se traduire par une diarrhée chronique.

Quelques causes

Parasitaires : Protozoaires, Helminthes, Trichostrongylus, Strongyloides, Strongylus, Bactériennes : Salmonella, Ehrlichia risticii, Clostridium perfringens, C. sordelii,  Esherichia coli, Klebsiella sp., Bacteroides fragilis, Aeromonas hydrophila, Causes Virales : Coronavirus, Rotavirus Causes Métaboliques : Insuffisance hépatique, Insuffisance rénale Causes Alimentaires : Excès de glucides fermentescibles, Changement brutal de régime Transition alimentaire brutale, Coliques de sable, Intoxications : Pesticides,  Plantes : fougère ricin, glands et chêne, muguet, etc.

Les diarrhées induisent souvent une déshydratation et une perte en sels minéraux. Le premier réflexe à avoir est donc d’hydrater le cheval et dans certains cas de le perfuser pour une hydratation urgente et effectuer un rééquilibrage en électrolytique

Pour limiter la perte en eau et effectuer une protection de la muqueuse intestinale, il convient d’administrer des pansements intestinaux. Leur pouvoir protecteur, leur aptitude à tapisser la muqueuse permet la cicatrisation des lésions et prévient leur apparition grâce à leur pouvoir adsorbant et chélateur. La smectite, la montmorillonite, la bentonite, le kaolin, mais aussi le charbon végétal, en particulier lors d’intoxication avec les tannins, peuvent suffire dans le cas de diarrhée bégnines et pour compléter un traitement dans le cas de diarrhées plus sévères.

Contre l’infection dont la cause serait bactérienne, votre vétérinaire vous prescrira certainement l’utilisation d’antibiotiques. Contre une infestation parasitaire, votre vétérinaire prescrira des vermifuges, mais le mieux est de prévoir un plan de vermifugation du cheval à l’année mais pour limiter le développement de nombreuses résistances, nous conseillons de traiter de manière raisonnée, en intégrant des coproscopies associée à une vermifugation naturelle.

Pour l’équilibre de la flore microbienne du cheval, il est indispensable de réensemecer le microbiote et de le soutenir avec des probiotique STOMACH et des pébiotiques DIAMONDV. Si de nombreuses diarrhées chroniques sont liées à la présence de sable dans le tube digestif. La première chose à faire est de stopper l’ingestion en évitant les paddocks en sable et en ne nourrissant pas au sol. Une cure à base de graines de lin ou de psyllium aide le sable accumulé à s’évacuer. Dans le cadre de diarrhées chroniques, une gestion nutritionnelle du cheval est indispensable pour rééquilibrer la ration en minéraux, nutriments, énergie et protéines et couvrir les pertes liées à la diarrhée. Distribuer du fourrage en quantité suffisante (2kg de MS par 100kg de poids cheval) et réduire le stress lié à une distribution trop espacée dans le temps. Augmenter la proportion d’oméga 3 et 6 dans la ration. Eviter l’excès de glucides dans le foin et le concentré.

Attention la transition alimentaire doit se faire progressivement, au risque sinon de perturber le microbiote intestinal et donc de favoriser la diarrhée.

La dhiarrhée chez le cheval est une urgence à prendre au sérieux. L’état de ce dernier pouvant rapidement se dégrader vers des conséquences que vous risquez de regretter. Le rétablissement peut être long et en cas d’une diarrhée supérieure à 5 jours, il est vivement conseillé de contacter votre vétérinaire pour un diagnostique thérapeuthique. Pour prévenir les diarrhées, il est important de maintenir un microbiote intestinal en excellente santé en préconisant une alimentation à base de fourrage propres et sains et en veillant à son mode de distribution. Puisque chaque cheval réagit de manière différente et que le système digestif peut avoir besoin de plusieurs semaines pour s’adapter, il faut employer les mesures de la manière la plus indulgente possible, qui va piano, va sano.